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La CNAMTS veut freiner l’augmentation des coûts de la PPC
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Serge Lacombe
Éditeur internet et auteur du Guide anti-ronflement; Ronfler c’est pas sexy, mais l’apnée du sommeil peut être fatale. Un sujet qui me tient à cœur pour en être affecté depuis très longtemps. Mes articles sur les traitements de l’apnée du sommeil ont pour objectif de sensibiliser les ronfleurs sur un mal sournois, qui risque d’hypothéquer leur santé et d’être la cause de leur décès prém 
Par Serge Lacombe
Publié le 3/10/2011
 
La ventilation à pression positive continue (PPC) est le meilleur traitement pour l’Apnée Obstructive du Sommeil (AOS). Il consiste à porter un masque spécial raccordé à un ventilateur, qui pousse de l’air en continu dans votre nez et votre gorge. Le jet d’air crée une pression qui garde vos voies respiratoires ouvertes et les empêche de s’affaisser. C’est clairement le traitement initial. Toutefois, les coûts de l’appareillage ne cessent d’augmenter en France, la facture doit être réduite et des traitements alternatifs sont de plus en plus considérés…

Le Syndrome d’Apnée Obstructive du Sommeil (SAOS) constitue un poste budgétaire croissant pour la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) qui estime que des prospectives d’économies existent du côté de la prise en charge de la maladie.

Touchant 2% des femmes et 4% des hommes, le Syndrome d’Apnée Obstructive du Sommeil (SAOS)  est pratiquement aussi fréquent que l’asthme et sa prévalence augmente avec l’âge et le surpoids, selon la CNAMTS. En 2010, les remboursements reliés ce type de traitement représentait le tiers des dépenses du poste respiratoire, soit une hausse de 15% sur l’année précédente. En conséquence, la caisse nationale compte bien diminuer les dépenses reliées à la fourniture d’appareils destinés au traitement de ce problème respiratoire qui constitue le facteur principal de l’augmentation des dépenses au poste des produits remboursables (LPP) Une facture qui atteignait les 964 millions € en 2010, tous régimes confondus.

De plus, le faible niveau d’observance à moyen terme du traitement préoccupe les gestionnaires de la Caisse nationale.  « L’observance du traitement par PPC est primordiale pour assurer l’efficacité du traitement, note la caisse nationale. Or, plusieurs sources indiquent des problèmes d’observance en France. Nos sources indiquent que 8 à 10% des patients par an arrêtent leur traitement ». Une réalité qui risque de se traduire par une baisse de la prise en charge ou par un contrôle plus étroit de l’observance de ce traitement, selon la CNAMTS.

«Ces prestations sont prises en charge sous forme de forfaits hebdomadaires dont la nomenclature remonte à près de 10 ans et doit être revue en 2012, par la HAS, » poursuit l’assurance maladie. (Note : La Haute Autorité de Santé est un organisme public indépendant d'expertise scientifique.)

Le coût de prise en charge par la CNAMTS est de 1170 € par patient en France alors qu’en Allemagne il en coûte quatre fois moins pour une prestation comparable, soit environ 250 à 400 € par patient. La caisse observe également que d’autres pays européens proposent d’autres traitements alternatifs tout aussi efficaces, mieux acceptés et moins coûteux que le ventilateur à PPC.

En conclusion, la CNAMTS promet d’être plus vigilante à l’avenir et vouloir responsabiliser les prestataires quant à l’utilisation judicieuse des équipements distribués. Les prestataires qui n’utilisent pas le ventilateur à PPC pour une période minimum de 3 heures par nuits pourraient devoir rendre le matériel.

Une affaire à suivre...